Une petite réflexion rapide sur ce qu’il s’est passé ces derniers jours… Alors avis perso bien sure, sans prétendre avoir raison.
Le Buzz !
Tout commence sur une affirmation de Barack Obama dans une vidéo du podcast de Tyler Cohen sorti le 15 février :
Dans la foulée les réseaux médias de tous types s’enflamment ! révélations par-ci, révélations par-là… Bref perso je me dis que Mr Obama n’a pas trop fait gaffe à ce qu’il a dit. Quelque part a-t-il répondu machinalement, sans arrières pensées ? Car au fond de lui il pense éventuellement que vu ce vaste univers et les dernières avancées sur l’étude des planètes « habitables » les aliens doivent exister…
Donc j’observe les réseaux s’animer en me disant que ça va se calmer assez vite. Mais…
Rapidement Mr Obama, vu les réactions immédiates et très nombreuses, réagit et précise ses dires sur son instagram :

J’essayais de rester dans l’esprit de l’entretien express, mais comme cela a attiré l’attention, permettez-moi de clarifier les choses. Statistiquement, l’univers est si vaste que les chances qu’il y ait de la vie ailleurs sont bonnes. Mais les distances entre les systèmes solaires sont si grandes que les chances que nous ayons reçu la visite d’extraterrestres sont faibles, et je n’ai vu aucune preuve pendant ma présidence que des extraterrestres aient pris contact avec nous. Vraiment !
Paf… Comme je m’en doutais ! On voit bien ici que ce sujet reste finalement très sensible. Le moindre mot, la moindre allusion d’autant plus de la part d’un ancien président entraîne immédiatement des réactions d’ampleur. C’est ce que l’on peut aisément constater ici, bien plus qu’un aveu de Mr Obama ! D’autant que par le passé ce dernier avait déjà évoqué le sujet…
En 2021 dans un « late show » de James Corden :
En gros il affirme après avoir un peu blagué que oui des UAP sont dans des vidéos ou photos, que ces derniers sont difficilement explicables et démontrent des trajectoires et des caractéristiques que nous ne comprenons pas et n’expliquons pas… Et que cela il le sait quand il avait ses fonctions de président. Bon encore une fois rien de transcendant mais ceci dit il valide l’existence des phénomène aériens non identifiés en 2021…
Bon finalement rien de fou sur ces faits que je résume plus haut… Mais !
Le sur-Buzz
Et bien un journaliste pose une question sur les propos de B. Obama au président Trump dans son avion air force one… Et là on entre dans une dimension tout autre…

Puis il fini par des histoires de problèmes s’il y avait déclassification… Bref vous lisez bien la réponse de l’actuel président des USA ! Alors plusieurs questions, est ce que à ce moment là Trump sait de quoi a parlé Obama ?
que ce soit le cas ou pas, le père Trump qui adore Obama part immédiatement sur un terrain, selon moi, d’attaque en règle en insistant immédiatement sur le fait que l’ancien président parle d’informations classifiés et que de fait c’est grave, implicitement « indigne » d’un ancien président !
Et finalement il ne fait qu’une fixette sur ce fait là en ne répondant pas, lui, sur l’existence ou non des extraterrestres. Et là aussi beaucoup de questions se posent… De quelles informations classifiées Trump parle-t-il ? Il y a-t-il pour le coup des infos classifiées sur les extraterrestres ? Trump parle t il plutôt des informations classifiées sur les UAP ? Ce qui n’est pas finalement du tout la même chose.
Mais bon… C’est Trump qui s’exprime, tout président qu’il est, tout le monde sait que cette personnalité n’est pas du genre à peser ses mots, à faire attention aux éléments de langages ou autres prérogatives inhérentes à sa fonction suprême ! Par conséquent il est difficile de sonder ou encore de comprendre ce que signifie exactement cette réaction… Mais !
Le sur sur Buzz
Peu de temps après apparaît un message du président sur son réseau social, ce dernier relayé par la maison blanche les gars :

Et là c’est le feu sur les réseaux, puis de nombreux médias UFO partagent une note de Nancy Mace qui exige de la CIA et autres organismes une déclassification les documents relatifs aux UAP, comme si elle avait un lien direct avec l’annonce de Trump… Mais c’est une note qui date d’octobre 2025…
Cette femme politique rebondit simplement sur l’annonce de Trump en postant sur son insta les éléments suivants:

Donc depuis octobre rien n’avait évolué sur ce sujet au final… C’est surtout ça que cela montre ! Mais certains font le lien entre ce document et l’annonce de Trump… Alors qu’il n’y en a pas !
Les réactions
Les pro révélations s’en donnent à coeur joie et croient en une révélation à venir conformément à un programme établit… Mais également les anti comme Greenstreet ou en France par Sedona ou encore le Maybe planet qui eux savent mieux que tout les naïfs qu ‘il ne se passera rien !
Tout d’abord côté pro la réaction d’Avi Loeb est très intéressante, avec notamment une réflexion à prendre en compte :
Lorsque des anomalies sont documentées par des agents de renseignement et des militaires dignes de confiance, les scientifiques reconnus devraient être suffisamment curieux pour en examiner la signification. Jusqu’à présent, le public n’a pas eu accès aux données les plus suspectes. Celles-ci restent classifiées et pourraient inclure des images satellites à haute résolution ou des matériaux provenant des sites présumés des crashs. […]
Le principal défi consiste à déclassifier les informations sans compromettre la sécurité nationale. Une solution possible est de prendre en compte le temps. Les informations datant de 50 ans sont rarement pertinentes au regard des technologies actuelles sur les champs de bataille. Les systèmes conçus par l’homme ont connu des progrès fulgurants.
Une autre possibilité consiste à diffuser des données sur des objets dont le comportement dépasse le cadre des technologies humaines connues. Si un objet excède clairement ces limites, il est peu probable qu’il soit lié à la géopolitique terrestre. Dans ce cas, il s’agirait d’une question relevant de la recherche scientifique plutôt que de la sécurité nationale.
Puis les aigris à la Greenstreet qui interview et partage les réactions de Kirkpatrick ! Les gars restent sur leur mantra d’une religion d’extrémistes au sein des instances officielles US. je vais citer ce qui est dit sur le X de Greenstreet :
EXCLUSIF : L’ancien directeur du bureau des OVNI du Pentagone réagit à l’ordre du président Trump de publier les dossiers « extraterrestres » et donne un aperçu de ce à quoi le public devrait s’attendre. Mes questions et ses réponses ci-dessous.
Le scientifique du Pentagone, Sean Kirkpatrick, PhD, affirme avoir eu accès à TOUS les dossiers top secrets sur les OVNI lorsqu’il était directeur du Bureau de résolution des anomalies tous domaines (AARO) de 2022 à 2024.
En 2022, le Congrès a mandaté la création de l’AARO et a chargé Kirkpatrick de trouver des réponses au mystère des OVNI. Grâce aux pouvoirs étendus que lui confèrent les titres 10 et 50, Kirkpatrick a passé deux ans à examiner chaque document top secret relatif aux ovnis et à fouiller chaque sous-sol top secret à la recherche de preuves d’ovnis et d’extraterrestres. Même la Zone 51 n’a pas pu l’arrêter.
Il détenait les clés de tous les secrets de l’Amérique et ce qu’il a découvert… était choquant.Il a pris sa retraite en décembre 2024, a remis un rapport au Congrès et s’est rapidement rendu public pour tirer la sonnette d’alarme concernant une « religion OVNI » qui avait infiltré le gouvernement américain et entraîné le Congrès dans une chasse à l’oie sauvage à la recherche de faux extraterrestres et de monstres paranormaux.
Il a déclaré que certains membres de cette religion ufologique occupent des postes d’autorité élevés au sein de l’armée et représentent une menace potentielle pour la sécurité nationale en raison de leurs décisions irrationnelles, de leur comportement imprévisible et de leurs croyances marginales.
De façon incompréhensible, le Congrès et les médias ont largement ignoré le rapport de Kirkpatrick et ses avertissements, et se sont depuis lors enfoncés tête baissée dans un abîme de folie OVNI débridée, gaspillant les ressources des contribuables et effrayant le public.
Et cela nous amène à cette semaine, où le président Trump a déclaré qu’il rendrait obligatoire la publication de tous les dossiers relatifs aux « OVNI » et aux « extraterrestres » détenus par diverses agences et ministères gouvernementaux. (Il convient de noter que Trump et sa famille ont fait l’objet de pressions de la part de membres de cette « religion » ufologique ces dernières années.)Alors, que pense Sean Kirkpatrick de tout cela ? Mes questions (SG) et ses réponses (KP) ci-dessous :
SG : Je suis curieux de savoir ce que vous pensez du récent tapage médiatique autour des déclarations d’Obama selon lesquelles les extraterrestres étaient « réels » et de Trump selon lequel il allait imposer une large diffusion des dossiers sur les OVNI et les « extraterrestres ». Étant donné que vous aviez accès à tous ces « dossiers » lorsque vous étiez directeur de l’AARO, à quoi le public peut-il s’attendre si/quand ces « dossiers » seront publiés ?
KP : La plupart des documents pertinents ont été publiés, y compris ceux que j’avais déclassifiés concernant Kona Blue. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec les Archives nationales et tous les services d’archives associés pour retrouver et publier ces documents conformément aux directives du Congrès. Le public constatera probablement une réaction tout aussi importante que lorsque le Congrès a adopté une nouvelle loi enjoignant l’industrie à faire toute la lumière sur la technologie extraterrestre qu’elle était censée dissimuler. Le public ne doit pas s’attendre à d’autres révélations, car il n’y en a pas. Parfois, la vérité est difficile à croire.
SG : Les partisans des OVNI crient victoire suite à l’annonce de Trump, y voyant la preuve que le gouvernement reconnaît que des extraterrestres ont visité la Terre à bord d’OVNIs. Qu’en pensez-vous ?
KP : Seuls les plus naïfs et les plus déconnectés de la réalité pourraient y voir un aveu. Il s’agit en fait d’une diversion, d’une tentative de détourner l’attention du fait que nous nous apprêtons à attaquer l’Iran, et d’une réponse à l’attention publique qu’Obama a portée à ce sujet.
SG : D’autres réflexions sur ce nouveau développement ?
KP : Je m’attendais à ce que cela finisse par arriver pour diverses raisons. Je pense qu’il s’agit d’un gaspillage supplémentaire d’argent public et de temps précieux, alors que nous avons des problèmes bien plus importants à régler.
Si aucune nouvelle révélation ne survient, on entendra des accusations de complot et de dissimulation. Lorsque des vidéos sont diffusées sans analyse ni explication, une avalanche de pseudo-science et de spéculations non fondées vient combler les lacunes. Nous retombons rapidement dans les ténèbres et nous éloignons des Lumières, et nos dirigeants nous montrent la voie
Puis des gars comme Sedona en France qui réagissent également :

Ben oui on peux tout obtenir par FOIA c’est bien connu !! Demandez à Mr Greenewald de the black vault si c’est si facile d’obtenir des documents complets et claires…
Alors que penser de l’emballement d’un côté et de l’aigreur ou de l’impression de savoir mieux que tout le monde de l’autre ?
Tentative d’analyse
En fait ce qui fait le coeur du sujet ce sont ces histoires de déclassification ! D’un côté les believers s’imaginent qu’il suffit que le président le demande pour que tout soit révélé et de l’autre côté pour les pseudo-sceptiques tout à déjà été révélé grâce à l’AARO et Kirkpatrick… qu’il n’y aura pas de révélation autre que le fait que toute cette histoire d’OVNI est le résultat de croyants religieux bien placés !
Est ce aussi simple ou simpliste ?
J’ai trouvé une publication de Skywtach Signal qui me paraît être la plus pertinente, je vous laisse en prendre connaissance :
Directive de Trump sur la divulgation des OVNI : ce qu’elle change et ce qu’elle ne change pas Il y a une énorme différence entre un moment politique et un changement structurel, et en ce moment beaucoup de gens confondent les deux.
La récente déclaration de Donald Trump ordonnant aux agences de réexaminer et de publier les dossiers relatifs aux OVNI et aux PAN a relancé le débat.
Les gros titres fusent et les réseaux sociaux s’emballent, mais à y regarder de plus près, le fonctionnement réel du gouvernement relève davantage des procédures que d’une révolution. Trump a annoncé que le gouvernement allait commencer à identifier et à examiner les dossiers gouvernementaux relatifs aux ovnis, aux PAN et à une éventuelle vie extraterrestre en vue de leur publication.
Je comprends que cela puisse paraître spectaculaire et excitant, mais il est important de distinguer le fond du fond. Un ordre d’examen n’équivaut pas à une confirmation. Il s’agit d’une instruction administrative visant à inventorier et à évaluer les documents ; elle ne précise pas leur contenu.
Trump a également clarifié un autre point dans son discours : il a déclaré ne pas savoir si les extraterrestres existent. Si un président avait été informé de contacts non humains confirmés, pourquoi aurait-il tenu de tels propos ? Ce que nous observons chez Trump, c’est une prise en compte de l’intérêt public, conjuguée à une volonté de transparence. Or, la transparence ne se résume pas à la divulgation d’informations au sens où beaucoup l’entendent.
Si cette directive est mise en œuvre, des agences comme le Département de la Défense, la NASA et le Bureau du directeur du renseignement national commenceront à rassembler les documents pertinents. Il s’agira probablement des rapports historiques d’observation de PAN, des registres d’incidents aériens, des notes d’analyse interne et des évaluations sommaires ne divulguant pas d’informations sensibles.
Le mot clé ici est « examen ». Chaque document doit encore suivre les protocoles de déclassification, et ces protocoles ne sont pas facultatifs du seul fait que Trump ait émis une directive. Tout élément révélant les méthodes de collecte de renseignements, les capacités des capteurs, les lacunes de la couverture satellitaire ou les vulnérabilités du système de défense restera évidemment protégé pour des raisons de sécurité nationale.
Des cadres de classification existent afin d’empêcher les adversaires de découvrir comment les États-Unis détectent, suivent et réagissent aux objets inconnus dans leur espace aérien. Nous avons déjà constaté les conséquences de cette situation ces dernières années.
Le Pentagone a confirmé l’existence d’images de cockpit de la Marine, puis le Congrès a tenu des auditions. Le Bureau de résolution des anomalies tous domaines (AARO) a été créé pour formaliser le signalement et l’analyse.
Des synthèses annuelles ont été publiées, indiquant que de nombreux incidents restent inexpliqués mais ne constituent pas une preuve extraterrestre avérée. Ce même schéma de reconnaissance sans confirmation s’est répété, et je le regrette, mais la directive de Trump s’inscrit dans cette logique.
Ce qui pourrait changer, c’est le volume d’informations rendues publiques. Davantage de documents pourraient être publiés et des éléments historiques supplémentaires pourraient être mis au jour. Les chercheurs pourraient avoir accès à des ensembles de données plus vastes.
Cela pourrait modifier le paysage culturel. Le sujet deviendrait moins sensible et, grâce à l’implication des universités dans la recherche, les journalistes le traiteraient comme un enjeu légitime de sécurité nationale plutôt que comme une source de plaisanterie.
Une divulgation formelle exigerait des déclarations concertées de plusieurs agences confirmant l’origine, et non la simple anomalie. Elle impliquerait des données authentifiées provenant de multiples capteurs, avec une traçabilité complète. Des comités scientifiques indépendants, ayant accès aux preuves brutes, seraient probablement nécessaires. Des réunions d’information officielles seraient organisées à l’intention des dirigeants du Congrès avant toute communication publique. La terminologie utilisée par les différentes agences serait modifiée de façon permanente. Nous n’observons aucun de ces signes avant-coureurs.
Il y a aussi le problème des programmes d’accès spéciaux. Si, par hypothèse, des matières aérospatiales hautement sensibles étaient un jour liées à des programmes fortement compartimentés, elles seraient encadrées par des structures restrictives conçues pour limiter la visibilité. Même les membres du Congrès doivent être impliqués dans certains programmes. Un système de contrôle existe, mais il s’exerce par des voies contrôlées.
Cette structure ne changera pas suite à une annonce sur les réseaux sociaux, peu importe qui la publie. Le Congrès dispose de moyens d’action grâce à son pouvoir de financement et à ses obligations législatives. Il peut exiger des rapports, des audits et des séances d’information classifiées.
Il ne peut cependant pas facilement imposer la publication de documents jugés préjudiciables à la sécurité nationale. Historiquement, les tribunaux s’en remettent au pouvoir de classification de l’exécutif en la matière. Cela signifie que même si les parlementaires reçoivent des informations classifiées, le public n’a souvent accès qu’à un résumé édulcoré. Ce tweet change-t-il la donne ? Oui, dans la mesure où il officialise l’intérêt du pouvoir exécutif pour la transparence.
Cela peut accélérer les procédures d’examen et potentiellement améliorer l’accès du public aux documents. Il indique que le sujet est désormais pleinement intégré au débat politique dominant.
Non, en ce sens qu’elle ne confirme ni l’existence de vie extraterrestre, ni celle d’engins récupérés, ni celle de preuves biologiques cachées. Elle ne dispense pas du droit de classification. Elle n’ouvre pas automatiquement les programmes d’accès spécial à la consultation publique.
Le gouvernement est passé du ridicule à une reconnaissance structurée. C’est un véritable progrès, car cela signifie que la stigmatisation s’estompe enfin. Le discours institutionnel s’est assoupli.
Mais tant que plusieurs agences n’agiront pas de manière coordonnée, preuves authentifiées à l’appui et modifications terminologiques irréversibles, nous ne pourrons pas envisager une divulgation complète. Si cette directive débouche sur la publication de documents significatifs, tant mieux. Si elle se traduit par des résumés fortement expurgés et des explications convenues sur des phénomènes inexpliqués mais non vérifiés, elle ne fera que confirmer ce que nous savons déjà : la transparence s’acquiert au compte-gouttes.
Je trouve que cet avis est équilibré et répond bien à l’ensemble des intervenants sur les réseau d’intérêt UAP ! Néanmoins dans toute cette affaire une étude importante est oubliée. Je l’avais partagé sur mon blog il y a quelque temps déjà.
C’est une recherche publiée sur le prestigieux National Security Journal de Harvard par Dillon Guthrie, je l’ai traduit sur le blog en y mettant en surbrillance les éléments qui me semblaient important… Parmi ceux ci certains répondent directement aux affirmations de Kirkpatrick fournient sur le compte X de Greenstreet. Par exemple quand Greenstreet dit que:
Grâce aux pouvoirs étendus que lui confèrent les titres 10 et 50, Kirkpatrick a passé deux ans à examiner chaque document top secret relatif aux ovnis et à fouiller chaque sous-sol top secret à la recherche de preuves d’ovnis et d’extraterrestres. Même la Zone 51 n’a pas pu l’arrêter. Il détenait les clés de tous les secrets de l’Amérique
Et bien ce n’est pas vrai ou exact, car au sein de l’article de Guthrie il est précisé :
Outre les restrictions opérationnelles, les statuts créant l’AARO peuvent également avoir limité le bureau. Bien que l’AARO puisse recevoir des « divulgations autorisées » concernant l’UAP qui sont classifiées ou protégées par un accord de non-divulgation, l’AARO ne peut pas recevoir de divulgations dont le secrétaire à la Défense conclut qu’elles concernent probablement un accès spécial ou des programmes d’accès autrement compartimentés déjà « explicitement et clairement signalés aux comités de défense ou de renseignement du Congrès ».162 Comment cette restriction est-elle censée fonctionner ? Le statut créant l’AARO ne contient aucun mécanisme formel permettant au secrétaire à la Défense d’intervenir en examinant les divulgations de l’UAP avant leur remise à l’AARO. De plus, même le secrétaire à la Défense n’a peut-être pas accès à tous les programmes d’accès compartimentés. Comme indiqué dans la partie III(A), la Maison Blanche et différentes agences comme le DoE peuvent établir ces programmes secrets et, bien qu’elles soient systématiquement tenues de divulguer ces programmes aux législateurs et aux comités de surveillance concernés, elles ne seraient pas toujours tenues de les divulguer aux chefs d’autres agences sans avoir besoin de le savoir.163 L’AARO est tenu de signaler aux présidents des comités appropriés du Congrès « tous les cas dans lesquels des données relatives à des phénomènes anormaux non identifiés ne lui ont pas été fournies » « en raison de restrictions de classification sur ces données ou pour toute autre raison ».164 Cette exigence légale suggère que l’accès de l’AARO pourrait autrement être bloqué. Si tel est le cas, le Congrès doit en être informé.
Compte tenu du langage clair de la loi, de quel droit un autre organisme pourrait-il refuser l’AARO ? Dans la pratique, l’accès de l’AARO à des informations potentiellement pertinentes reste contesté. Les propres dirigeants du bureau ont brouillé les cartes, déclarant à un moment donné qu’il opérait uniquement en vertu du Titre 10 du Code américain, qui régit les activités militaires, et non de renseignement, ces dernières étant régies par le Titre 50 du Code américain.165 La frontière entre l’armée et la CI, gouvernés par des autorités distinctes, est pleine d’ambiguïté, et le sujet est lui-même la cause de conflits sans fin entre les militaires et IC.166 À un moment donné, le directeur de l’AARO a déclaré qu’il serait utile de disposer de pouvoirs supplémentaires en vertu du titre 50 pour accéder aux informations et activités classifiées de contre-espionnage liées à l’UAP.167 D’autres autorités encore – contenues dans le Titre 42 du Code américain – régissent le DoE, qui maintient son propre régime de classification des informations que la loi instituant l’AARO ne distingue pas.168 Le directeur par intérim de l’AARO déclarera cependant plus tard que l’AARO avait « un accès sans précédent aux programmes classifiés », puisque « on ne bloquait pas l’endroit où l’AARO pouvait aller ou les questions de l’AARO posées ».169 Témoignant devant le Congrès, le directeur de l’AARO a déclaré ce qui suit :
Le Congrès a fait tout son possible pour créer l’organisation AARO spécifiquement pour mener ce type d’enquêtes et lui a donné le pouvoir unique d’avoir accès à toutes les informations liées à l’UAP, qu’elles soient historiques ou actuelles. Et nous prenons cette responsabilité et ces autorités très au sérieux.170
AARO a-t-il donc été en mesure de déverrouiller toutes les informations relatives aux activités de renseignement, de contre-espionnage et du DoE de l’UAP ?
Les querelles de l’AARO au sujet d’informations sensibles perturbent une compétition plus vaste, non seulement entre agences rivales mais, comme indiqué dans l’introduction, entre le Congrès et le pouvoir exécutif. Le statut fondateur de l’AARO – un projet de loi adopté par les deux chambres législatives et promulgué par le président – donne au bureau le pouvoir d’accéder aux informations de l’UAP, quelle que soit l’agence qui les possède.171 Mais les agences elles-mêmes classent généralement les informations qui relèvent de leur compétence, non pas directement en vertu d’un pouvoir statutaire, mais en vertu d’un pouvoir qui leur est délégué en vertu d’un décret, qui n’est signé que par le président et dont l’effet juridique est parfois discutable.172 Ici, le décret 13 526 (« EO 13 526 ») prescrit un système indépendant et uniforme de classification, de protection et de déclassification d’informations sur la sécurité nationale.173 Bien qu’elle ne soit pas invoquée nommément comme base statutaire du décret EO 13 526, la loi sur la sécurité nationale ordonne au président « par décret ou règlement exécutif, d’établir des procédures pour régir l’accès aux informations classifiées qui seront contraignantes pour tous les départements, agences et bureaux du pouvoir exécutif du gouvernement ».174
Ainsi, les affirmations de l’AARO ou d’autres selon lesquelles les informations relatives à l’UAP peuvent être classées sous un titre particulier du Code américain sont, à l’exception de la loi sur l’énergie atomique, inexactes, car les informations seraient classées conformément à l’EO 13 526.175 Néanmoins, en l’absence d’une loi non conventionnelle comme celle qui régit l’AARO, les agences peuvent souvent utiliser leur pouvoir délégué en vertu d’un décret pour classifier des informations et les cacher à d’autres agences.
A ce titre lire l’article de Harvard en entier et vous comprendrais que ce n’est pas si simple, mais alors pas si simple du tout en fait !
Personnellement la seule chose que je retient de cette aventure au plus haut niveau de l’état US c’est que comme le disent les gars de Skywatch
Nous avons déjà constaté les conséquences de cette situation ces dernières années. Le Pentagone a confirmé l’existence d’images de cockpit de la Marine, puis le Congrès a tenu des auditions. Le Bureau de résolution des anomalies tous domaines (AARO) a été créé pour formaliser le signalement et l’analyse. Des synthèses annuelles ont été publiées, indiquant que de nombreux incidents restent inexpliqués mais ne constituent pas une preuve extraterrestre avérée. Ce même schéma de reconnaissance sans confirmation s’est répété, et je le regrette, mais la directive de Trump s’inscrit dans cette logique.
Ce qui pourrait changer, c’est le volume d’informations rendues publiques. Davantage de documents pourraient être publiés et des éléments historiques supplémentaires pourraient être mis au jour. Les chercheurs pourraient avoir accès à des ensembles de données plus vastes. Cela pourrait modifier le paysage culturel. Le sujet deviendrait moins sensible et, grâce à l’implication des universités dans la recherche, les journalistes le traiteraient comme un enjeu légitime de sécurité nationale plutôt que comme une source de plaisanterie.
Une divulgation formelle exigerait des déclarations concertées de plusieurs agences confirmant l’origine, et non la simple anomalie. Elle impliquerait des données authentifiées provenant de multiples capteurs, avec une traçabilité complète. Des comités scientifiques indépendants, ayant accès aux preuves brutes, seraient probablement nécessaires. Des réunions d’information officielles seraient organisées à l’intention des dirigeants du Congrès avant toute communication publique. La terminologie utilisée par les différentes agences serait modifiée de façon permanente. Nous n’observons aucun de ces signes avant-coureurs. Il y a aussi le problème des programmes d’accès spéciaux. Si, par hypothèse, des matières aérospatiales hautement sensibles étaient un jour liées à des programmes fortement compartimentés, elles seraient encadrées par des structures restrictives conçues pour limiter la visibilité
Au final, je le pense depuis longtemps nous ne pouvons que constater qu’il y a bien une anomalie, la vraie question restant de savoir si les armées US et autres disposent bien d’analyses de détections qui fournissent les preuves d’une origine « non-terrestre » quel quelle soit… La vraie question c’est celle ci ! Et cela a toujours été LA question depuis plus de 80 ans ! Personnes de n’importe quel mouvement n’a pu « prouver » qu’une réponse existe qu’elle soit positive ou négative !
Et rien qu’en lisant les éléments techniques que je donne plus haut en lien il est facile de comprendre qu’au sujet des UAP, RIEN N’EST FACILE !
Les idiots utiles qu’ils soient de la mouvance galactique, pro-divulgation croyant aveuglément les Greer, Grusch, Lue ou qu’ils soient de la mouvance pseudo-sceptique, aigris en mode j’ai tout compris, j’affirme sans prouver que l’ufologie est un mouvement religieux.. Et bien ces idiots utiles ne vous permettront pas de comprendre de quoi il en retourne !
Alors faite vous votre chemin dans cette zone grise sans croire mais en vous appuyant sur « l’ensemble » des éléments à notre porté issues de recherches sérieuses, crédibles et vérifiables ! Et si d’aventure tu lis cet article et que l’ufologie est nébuleuse pour toi… N’hésite pas et plonge dans cette aventure en parcourant le blog et en lisant CECI !
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