Cas de Cussac suite : Analyse des réponses de Stéphane Baron

Cas de Cussac suite : Analyse des réponses de Stéphane Baron

Mr Baron sur un message assez rapide sur FB (sur le grp The UAP show) pense réfuter mon argumentaire ! je poste ici le sien très consistant et j’y répond (en vert) point par point. Bonne lecture !

Stéphane Baron : La réfutation réfutée ou quand l’amateurisme veut contrer une approche scientifique

Préambule : Une question de compétence

La conception GHOST a exploré les performances d’un ballon à surpression avec une enveloppe sphérique 
en film PET à deux couches retenant le gaz à l’intérieur à une pression plus élevée que l’atmosphère environnante, lui permettant de maintenir une altitude presque constante. Ces ballons à gaz flottent à une altitude-densité constante , où le ballon déplace une masse d’air égale à sa propre masse. L’expansion du gaz de levage due au chauffage solaire est évitée dans un ballon à surpression, car le film PET inextensible permet à la pression d’augmenter lorsque le gaz est chauffé, plutôt que de permettre au volume de se dilater. Cela leur permet de dériver avec et de suivre les courants d’air atmosphériques horizontaux à un niveau de pression d’air constant (une altitude constante) au-dessus de la surface de l’eau. source

Mon dossier scientifique sur Cussac a été soumis au GEIPAN début octobre 2025. Il a été considéré comme solidement documenté et recevable sans aucune remarque en moins de 24h. Le GEIPAN (CNES) dispose d’experts en aéronautique, météorologie, physique et analyse de témoignages. Ils ont validé la rigueur de mon travail. Freethinker s’estime-t-il plus compétent que les scientifiques du GEIPAN ?

Je comprends ici que c’est carrément le conseil scientifique qui aurait étudié les documents fournis par SB. Ce dernier affirme que le GEIPAN a statué en moins de 24 heures… Sur un document assez dense qui est sourcé par une centaine de références ? SB affirme que le GEIPAN n’a pas analysé que les calculs de vitesses des vents, mais alors qu’elles sont les autres analyses ? Le tout en moins de 24 heures ! 

Pour exemple, les publications scientifiques sont revues par les pairs après soumissions, les délais de validation sont en général de plusieurs mois ! 

SB s’imagine peut-être que le GEIPAN est une revue à comité de lecture. L’affirmation que le GEIPAN valide cette recherche est une affirmation qui demande à être précisée. 

I. L’approche scientifique : Les données ERA5

Méthodologie reproductible J’ai analysé les vents stratosphériques du 29 août 1967 via les données ERA5 (Centre Européen de Prévisions Météorologiques). N’importe qui peut reproduire cette analyse. Mes calculs ont été validés indépendamment par le CNES à la demande de Jean-Marc Gillot.

Rien à dire là-dessus je n’ai pas tenté de réfuter cela car c’est surement exact. Mais le sujet n’est pas là !
Si SB avait bien lu mes arguments et le cheminement de réflexion il aurait compris que peu importe les vents, en fait, c’est le concept de déployer un ballon à cet endroit-là au milieu d’un champ au fin fond du Cantal, un ballon top secret dont j’explique que la mise en œuvre est très complexe surtout par 4 techniciens d’agents dormants dont ce n’est pas la spécialité qui est un point clé reste peu cohérent !
D’autant que ses rapprochements avec des projets comme GHOST, PALLADIUM, GENETRIX (le dernier en date pas évoqué précédemment !) est vraiment très bancal.

Résultats irréfutables Le 29 août 1967, au-dessus du Cantal, les vents à 16 km étaient de +6,43 m/s plein Est vers la Tchécoslovaquie, accélérant progressivement jusqu’à +11 m/s.

Trajectoire calculée : Cussac → Prague en 34h

Départ Cussac : 29 août 10h30

Arrivée Prague : 30 août 20h30

Cohérent avec les missions de surveillance (Project Genetrix, 1956)

Pourquoi Cussac ? Les données ERA5 démontrent que le 29 août 1967, le Cantal (et la Bavière) avait les vents optimaux vers la Tchécoslovaquie. Les deux seules zones en Europe de l’Ouest qui le permettaient fin août 1967.

L’altitude de 16 km était celle du Project Genetrix dès 1956 (limitation à 16 800m ordonnée par Eisenhower).

« Entre le 10 janvier et 6 février 1956, un total de 516 ballons à haute altitude furent lancées à partir de cinq sites de lancement différents en Écosse, Norvège, Allemagne de l’Ouest et Turquie ; 54 furent récupérés et seulement 31 fournirent des photographies utilisables. De nombreux ballons furent bien sûr abattus ou se déchirèrent, et les survols conduisirent à de nombreuses protestations diplomatiques des pays ciblés » source

« En 1964, le programme de ballons AKINDLE de la CIA s’est heurté à de forts vents contraires avec le Comité 303, dont les membres ont clairement indiqué qu’ils n’approuveraient aucun survol de ballon de l’Union soviétique. En août, de hauts responsables du renseignement, y compris le directeur de la centrale de renseignement, John McCone, « ont discuté de la futilité de la réaffirmation de la proposition de survols de ballons ».

En janvier 1965, le National Reconnaissance Office a également envoyé à la CIA le budget du président approuvé pour l’exercice 1966, qui a supprimé tout financement pour le ballon ELINT et un programme de « photo-ballo-ballons », bien qu’il ne soit pas clair où la décision de ne plus obtenir de financement pour les programmes de ballons a été prise. Les documents existants n’indiquent pas si la CIA a même développé du matériel opérationnel pour le ballonnet ELINT. » 

Source

Campagne de lancements Freethinker nie qu’il y ait eu une campagne.

Pourtant :

29 août : Cussac

4 septembre : Ballon brillant (La Voix du Cantal, 9 sept 1967)

5/6 septembre : Ballon au-dessus de Lyon 2 soirs consécutifs

Au moins 3 ballons attestés en 1 semaine (documenté par Gillot — encore fallait-il lire ce livre de référence !).

II. Les erreurs techniques de Freethinker

A. Distance réelle : Erreur fondamentale Freethinker ignore que les témoins étaient 37% plus loin qu’estimé (distorsion perceptive par éblouissement). Cela invalide tous ses calculs et ses reconstitutions Google Earth.

B. Les bouteilles : Confusion civile/militaire Calcul de Freethinker : 6 bouteilles × 35kg = 210 kg. Son erreur : utiliser des bouteilles civiles actuelles.

Équipement militaire US 1967 :

Bouteilles 40-50L à 150-200 bars (65 kg pleine)

Pour 20,53 m³ à 80% : 2 bouteilles suffisent

Total : 130 kg + chariots pliants militaires (standard années 1950s)

4 techniciens, 2-3 allers-retours = 40 minutes. Infaisable ? Soyons sérieux…

C. Palladium : Confusion totale Freethinker confond porteurs et charge utile. Palladium nécessitait des ballons stratosphériques à 16-17 km pour larguer les réflecteurs radar et tromper des radars soviétiques. Dans mon dossier, Palladium illustre le niveau technologique maîtrisé dès 1962-63. Cinq ans après, la technologie avait évolué.

D. Trajectoire hélicoïdale Documentée par Claude Poher (polytechnicien, GEPAN) en 1978 : rotation due au point d’attache + cisaillement du vent. Littérature aéronautique standard (Murrow 1965, Endlich 1967, Luers 1972).

III. Le contexte ignoré : Accord Ailleret-Lemnitzer

22 août 1967 (7 jours avant Cussac) : accord France-OTAN post-retrait.

Vide juridique de 5 mois (1er avril – 22 août 1967) :

Évacuation installations US/OTAN

Aucun cadre clair

Période idéale pour opérations « grises »

Pourquoi le silence ? Si purement américain : la France aurait protesté (comme pour le U-2, juin 1967). Si lié à Stay-Behind/OTAN : France obligée de se taire.

Cela explique : absence d’archives, formule « puissance étrangère » (Maillot-Vélasco 1996).

IV. Ce que Freethinker ignore sur Stay-Behind

En 1966-67 : démantèlement des caches. Options :

Détruire → gaspillage

Transférer → risque

Utiliser une dernière fois → optimal

Ballons = low-tech, stockables, déployables par 4 personnes, déniables.

V. Points acceptés et précisions

Photo Explorer 9 : Mea culpa Copié-collé malheureux entre photo Explorer 9 et légende GHOST. Je l’accepte. Cela ne change rien.

Trace au sol : Freethinker fait une montagne d’un élément fragile

Freethinker consacre des pages à réfuter la focalisation solaire. Problème : il s’acharne sur un point mineur, un témoignage très faible.

Réalité :

❌ Un seul témoin (gendarme anonyme)

❌ Non contemporain (recueilli a posteriori)

❌ Aucune photo, mesure, prélèvement

❌ Absent du PV initial 1967

Cette trace pourrait ne jamais avoir existé. L’hypothèse ballon n’en dépend absolument pas : sphère brillante, silhouettes, décollage spiralé, sifflement, odeur, éblouissement, irritations, bétail.

Ses schémas Google Earth ? Erronés :

Ignore que témoins étaient 37% plus loin

Ignore ballon partiellement gonflé (pas sphère parfaite car les lancements se faisaient toujours à 80%)

Je l’explique plus haut

Ignore effets de bord Mylar tendu

Confond focalisation ponctuelle et ligne focale périphérique

Ma proposition : Expérience à 3000€ avec protocole reproductible (ballon Mylar 3-4m, conditions identiques, mesures). La science avance par la falsification expérimentale, pas par Paint et Google Earth. Le GEIPAN réalise ses enquêtes avec beaucoup de données sur google earth et autre logiciels derrière leur PC !

VI. Conclusion : Rigueur vs approximation

Freethinker n’a pas fait : ❌ Analyse ERA5 ❌ Calculs trajectoire ❌ Contexte géopolitique ❌ Équipement militaire US réel

Mon dossier contient : ✅ Données ERA5 reproductibles ✅ Données vétérinaires documentées ✅ Trajectoire calculée (34h Prague) ✅ Dossier neurophysiologique (distorsions perceptives) ✅ Contexte géopolitique documenté

✅ Équipement militaire historique vérifié

✅ Validé par le GEIPAN

Épilogue

Je propose une hypothèse cohérente, parcimonieuse, falsifiable expliquant tous les éléments sans recourir à l’extraordinaire. 

Une réfutation crédible exige des données, calculs, faits vérifiables.

Pas des suppositions, pas des bouteilles de jardinerie, pas des « je pense que ».

Le GEIPAN a validé mon travail. Freethinker pense-t-il avoir plus de compétences qu’eux ?

Un travail acharné durant des mois ne doit pas être instrumentalisé pour régler des comptes avec un animateur youtube. Stéphane Christian Baron, 26 Octobre 2025

ps : si l’anonyme Freethinker est honnête il publiera ce commentaire sur son site.


One thought on “Cas de Cussac suite : Analyse des réponses de Stéphane Baron

  1. Bonjour,

    Hélicoptère, ballon… rien ne colle à 100% avec le témoignage des enfants (bruit, odeur,…)

    On ne peut être sûr de rien, même pour les traces au sol qui sont vraiment légères… (PV)

    L’ufologie reste un passe-temps comme un autre… Pas grand chose à se mettre sous la dent là…

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